1. Indicateurs sociaux
(Source : PNUD - rapport mondial sur le développement humain, 2005)
Population : 16, 7 millions de citoyens environ
Taux de croissance de la population : 2,6%
Densité de la population au Km² : 28 habitants
Urbanisation :
population urbaine : 44,9% - population rurale : 55,1%
Espérance de vie : totale 45,8 ans
Population en deçà du seuil de pauvreté (moins de 1 dollar US par jour) : 17,1%
Taux de mortalité infantile : 9,5%
Taux d'alphabétisation : total 67,9%
2. Langues et religions
Composition de la population : environ 200 groupes ethniques, les plus importants étant les Fangs, les Bamilékés, les Fulanis, et les Pahouins (Beti). La plupart de ces groupes représentent moins d' 1 % de la population.
Religions : 53% de chrétiens - 22% de musulmans - 25% animistes
Langues : 240 langues locales. Le français et l'anglais sont les langues officielles
3. Les habitudes alimentaires
La nourriture de base est constituée de maïs, de mil, de manioc, d'arachides, d'igname et de bananes plantains. Dans le Sud, les céréales sont souvent cuites à l'huile de palme, assaisonnées au piment rouge et arrosées d'une sauce à base de poisson, de viande ou de légumes. Le foufou, un plat courant, est une purée à base de maïs, de mil ou de manioc bouillis. Le gari se compose de manioc râpé, séché au-dessus du feu jusqu'à l'obtention d'une consistance légère et floconneuse. Dans les villages, manger de la viande et du riz est un luxe.
En ville comme au village, le petit-déjeuner se compose de thé ou de café accompagné de pain et de fruits. Le dîner est souvent léger. La canne à sucre crue, le manioc et les œufs bouillis, le maïs rôti, les fruits frais et différentes variétés de noix tiennent lieu de goûter. La bière est appréciée dans tout le Cameroun.
On ne considère jamais la nourriture avec indifférence, c'est pourquoi les repas traditionnels sont souvent bénis au nom des dieux ou des ancêtres, et les aînés sont servis les premiers. En zone rurale, les femmes ne mangent pas en même temps que les hommes, mais près du feu en compagnie des enfants les plus jeunes; elles doivent, cependant, servir le repas.
On mange de la main droite et l'on se sert dans des plats collectifs. Avant et après le repas, on met de l'eau à disposition pour se laver les mains. On ouvre les bouteilles en présence des convives, l'hôte les débouche et l'invité se sert. Même si un convive n'a pas faim, il se doit de manger par politesse. Dans de nombreuses régions, le manque d'appétit est considéré comme un signe de maladie, c'est pourquoi les invités sont incités à manger copieusement.
4. Les loisirs
Des sociétés et des clubs associatifs urbains parrainent les sports d'équipe ainsi que l'athlétisme, pratiqué individuellement. Le football est le sport le plus populaire du pays et, récemment, le Cameroun a connu plusieurs succès internationaux. En ville et à l'école, garçons et filles jouent au handball, au volley-ball et au basket-ball. En février, un marathon est couru sur les pentes du Mont Cameroun. Les jeux de société traditionnels se pratiquent avec des graines ou des cailloux et sont très prisés. Les tontines (appelées Nchwa'a en pays Bamiléké et Njangis dans les anciennes provinces britanniques), associations d'épargne, ne visent pas uniquement des objectifs économiques et parrainent également les activités sociales, telles les fêtes mensuelles. Les semaines de la Culture et du Développement donnent l'opportunité à ceux qui travaillent en ville et aux étudiants de rentrer une fois par an dans leur village; à cette occasion, jeux, concours de danse et épreuves d'athlétisme permettent de trouver des fonds pour les écoles et les projets communautaires. En ville, les Camerounais vont souvent au cinéma, regardent des vidéos ou la télévision tandis que, dans tout le pays, ils se divertissent en dansant et en écoutant de la musique (groupes en live, à la radio ou sur des magnétophones portables).